Bowie, brunch, bateaux

Cela faisait presque un an que je n’étais pas remontée à Paris. « Pardon ? Comment ça ? » me direz-vous. Oui, car je ne l’ai pas annoncé officiellement ici, mais sachez que j’habite un peu dans le sud-ouest depuis 3 ans en fait. Haha, révélations ! Donc, je n’étais pas remontée à Paris depuis un an. J’ai toujours un oeil sur ce qu’il se passe dans notre capitale et alentours, ceci dit, mais là j’avais besoin de humer le bitume.
Alors, que faire en ce mois d’avril ? Fans de photos ou pas, je vous recommande l’exposition consacrée à la photographe Vivian Maier dont le travail et l’histoire sont assez extra-ordinaires : cette nounou a shooté les rues du monde entier entre 1950 et 1980 avec un oeil moderne, humain, poétique, où un détail devient un sujet plein de sens. C’est à la galerie de l’Ecole des Beaux-Arts de Versailles que ça se passe, et c’est seulement du 3 au 23 avril, faut pas la louper !
Et sinon, sans hésitation, foncez à la Philharmonie pour l’exposition consacrée à David Bowie ! Non sans avoir d’abord acheté vos places en ligne, sinon, c’est quasi mission impossible. J’ai donc été faire un tour du côté du Zénith, du Trabendo et de la cité de la Musique pour découvrir ce nouveau lieu de pèlerinage culturel, et j’ai plongé tête la première dans celle de David Bowie : casque sur les oreilles, j’ai parcouru les univers de sa carrière, en admirant les tenues de scène à paillettes, les plate-forme shoes, les cahiers griffonnés, en découvrant des interviews, des live, en fouinant dans les vinyles, en m’amusant sur le sol en damier pour découvrir des clips. J’aurais aimé y rester encore au moins une heure de plus, mais je devais rejoindre mes amis à l’Indian House, superbe restaurant indien à l’accueil chaleureux mais discret. Oubliez le poulet shaki korma à emporter de l’indien du bas de la rue, ici, tout est délicat et savamment épicé.
Si vous êtes plutôt branché dej’ santé-fraîcheur dans un cadre original, je vous conseille plutôt d’aller sur le canal de l’Ourcq dont je ne me lasserai jamais : à côté du centre nautique, il y a Le Pavillon des Canaux dont Billie vous a déjà parlé, et la déco a d’ailleurs un peu évolué depuis. J’ai pu voir par moi-même à quel point c’est joli, plein de couleurs, avec des meubles chinés – ou pas – dans des pièces pleine de soleil. La vue sur les bateaux, je m’étais installée avec mon amie dans une des chambres avec lit à baldaquins. Nous aurions tout aussi bien pu nous retrouver en tête à tête dans la baignoire. D’autres personnes squattaient le wi-fi dans le salon, le bureau ou la cuisine en grignotant une salade gourmande ou une pâtisserie maison.
Puisque ce week-end parisien était visiblement tourné autour de la bouffe, je voulais faire un brunch, au départ à la Recyclerie, puis finalement, nous nous sommes décidées pour l’Entrepôt. Au départ, le prix m’a refroidie – 30 € -, mais il faut avouer que côté buffet à volonté, c’était royal. Par contre, côté déco, ambiance indus, c’était sympa, mais pas non plus extraordinaire. Vous avez une bonne adresse de brunch à me recommander pour ma prochaine visite parisienne prévue en mai ?

L’Entrepôt – 7 rue Francis de Pressensé, Paris 14e – Métro Pernety.

Le Pavillon des canaux – 39 quai de la Loire, Paris 19e – Métro Riquet ou Stalingrad ou Jaurès.

Indian House – 27 rue Gassendi, Paris 14e – Métro Denfert-Rochereau.

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Red Money

On a découvert Arnaud Dussiau en 2011 derrière la batterie du groupe d’Alex Renart, mais là, c’est dans un tout autre registre que nous le retrouvons puisqu’il forme désormais le duo Red Money avec Laure Laferrerie au chant et à la guitare.

2015 sera leur année car vous pourrez les retrouver au tremplin Rock en Stock le 28 mars et le 15 avril au Buzz, 106 bld de Belleville, Paris 20e, mais surtout le 27 avril sortira leur tout premier album avec comme premier single Chase Me dont vous pouvez découvrir le clip ici :

Influencé par The Black Keys, The White Stripes, The Kills ou Neil young, le groupe Red Money a vu le jour en 2013 et balance un rock sec et efficace dans les oreilles. Leur musique m’a accroché le cerveau pour ne le lâcher qu’à la dernière note de la dernière chanson, les refrains s’y sont incrustés, et mon corps tout entier s’est mis rapidement à bouger aux rythmes des percus. Je vous aurai prévenus !

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Rock’n'roll breaking news #2 : Tazieff

Les gars de Tazieff travaillent d’arrache-pied, et entre deux concerts, ils trouvent le temps de préparer la sortie de leur nouvel EP.
Découvrez l’excellent titre The Line, extrait du prochain EP de Tazieff, perso je suis déjà fan :

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Rock’n'roll breaking news #1 : Teleferik

Rock’n'roll breaking news ! Téléférik va sortir son premier album, Lune Electric, mais pour cela, le groupe a besoin de soutien.

Pour ceux qui débarquent, Teleferik, c’est un groupe de rock qui insuffle une vibrante énergie à chaque concert, grâce à la voix puissante de Eliz Murad et aux riffs péchus de Arno Vincendeau. Le groupe est né en 2011 quand Eliz et Arno ont décidé de mélanger leur univers, à la croisée du rock 70′s et de la soul, mais surtout d’un rock garage un peu crade comme je l’aime. Si vous n’êtes pas encore au courant de leur talent, ils vous ont concocté une petite vidéo :

Alors, convaincu ? La campagne de crowfunding, c’est par ici : Soyez de la partie pour la sortie de Lune Electric de Teleferik !

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Mars… et ça repart ! Hum.

Oui, oui, c’est vrai, je ne vous ai pas filé de bons plans en janvier ET en février. Le début de l’année a été mouvementée. Je pense d’ailleurs qu’il va y avoir un peu de changement. Pas une grande révolution, non, juste une autre façon de faire, histoire d’évoluer.

J’avais à coeur de vous écrire avec un sérieux journalistique que j’ai appris au sein de quelques rédactions respectées, mais aujourd’hui, j’ai envie de mettre mes principes de côté et de vous parler plus directement. Pour cela, j’ai besoin de sentir que le blog est un lieu d’échange. Je sais que Rock’n'rolla a des lecteurs puisque je vous vois parmi les statistiques de Google Analytics, et pourtant vous ne vous manifestez pas dans les commentaires des articles, je ne sais pas pourquoi. Peut-être que les nanas fans de vernis à ongles sont plus enclines à partager leur avis que les fans de rock et d’art contemporain. C’est dommage parce que j’aimerais bien savoir ce que vous pensez des artistes que je vous propose, des lieux que vous allez peut-être vouloir tester ou que vous avez déjà visités, des concerts ou des expos qui vous font vibrer. Exprimez-vous, que diable !

En mars, il y aura pas mal de choses à faire, notamment aller voir Yeti en concert le 5 mars au Petit Bain (7 port de la Gare, Paris 13e) si vous êtes plutôt en mode folk planant tout en finesse.

Il y a aussi l’exposition David Bowie Is à la Philharmonie de Paris (la nouvelle place to be, au cas où vous auriez hiberné tout l’hiver), mais ça, je n’ai pas besoin de vous le conseiller, c’est juste inratable, non ?

J’ai bien envie d’aller traîner à l’ancienne gare Ornano de la petite ceinture dans le 18e, et où l’on peut y trouver La Recyclerie. J’en entends parler partout, et ça a éveillé ma curiosité. Quelqu’un y a déjà mis les pieds ? Je crains que ce ne soit rempli de bobos hipsters mais le concept me parle, et j’aimerais voir par moi-même s’ils arrivent vraiment à concilier la règle des 3 R (Réduire, Réutiliser, Recycler, auquel je rajouterai bien Réparer).

Et sinon, ce mois-ci, comme chaque fois que je suis dans le quartier, j’irai sûrement faire un tour au 104, l’un de mes lieux préférés à Paris, même quand il ne s’y passe pas grand chose, parce qu’en fait il s’y passe toujours quelque chose. Et pour le coup, en ce moment il y a une exposition de Krijn De Koning et le festival Présences Electroniques aura lieu du 6 au 8 mars, avec un arsenal de concerts gratuits.

Et vous, vous faites quoi en mars ?

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Agenda Décembre 2014

Exposition Tomographies

Samedi 6 et Dimanche 7 : Il s’agit de la première exposition en solo de Florence Bernard dont je vous ai parlé dans l’article précédent et qui nous a offert une interview passionnante. Son travail, qu’il s’agisse de gravure, de vidéo ou de peinture, est toujours emprunt d’une poésie onirique qui nous transporte dans un univers où les animaux sont omniprésents. Le Cercle Foch, 33 avenue Foch, Paris 16e – Métro Victor Hugo, Kléber ou Charles-de-Gaulle-Etoile.

Concert Pillars and tongues // My name is nobody

Samedi 6 à 20h30 : Pour les petit chanceux qui habitent dans le sud-ouest, l’association Derrière l’usine organise une  nouvelle soirée sous le signe de la folk, avec Pillars and tongues (trio de Chicago) et My name is nobody (un nantais qui a baigné dans la culture américaine). L’endroit est chaleureux, dans cette maison transformée en salle de concert où le salon nous invite à nous détendre dans ses canapés dépareillés, avant de s’entasser dans la petite salle pour écouter les artistes, nombreux et internationaux, qui font une halte à Castelfranc pendant leur tournée. Derrière l’usine, Chemin des Pradelles, Castelfranc (Lot, 46).

Tazieff en concert

Vendredi 5 à 20h : Vendredi, ça va envoyer du lourd avec Tazieff, accompagné de Lloyd Project et PSHV. Tazieff ne chôme pas car les 4 garçons viennent d’enregistrer un nouvel EP avec Peter Deimel au mixage (The Kills, Anna Calvi, dEUS). La sortie est prévue pour février, mais en attendant, nous pouvons les écouter au FGO Barbara, 1 rue Fleury, Paris 18e – Métro La Chapelle ou Barbès-Rochechouart.

Red Money en concert

Samedi 6 à 20h30 : Le duo rock parisien Red Money continue à faire danser Paris, sur leurs rythmes entre blues et rock garage, et aux lignes de basses sensuelles et puissantes. Découvrez-les au Paris Paris, 5 avenue de l’Opéra, Paris 1e – Métro Pyramides.

Border Festival

Vendredi 12 et samedi 13 : Il est tout nouveau tout beau, le Border Festival connaîtra sa première édition les 12 et 13 décembre et réunira durant 2 nuits et sur 2 scènes une ribambelle d’artistes de la musique électronique parmis lesquels Cassius, Cerrone et Kavinsky. Parc des Expositions Paris Nord, Villepinte – RER B Parc des Expositions.

Marché de noël de Ménilmontant

Samedi 20 et dimanche 21 de 10h à 20h : C’est de saison, et surtout, c’est LE marché de noël à ne pas louper puisque c’est la 4e édition du marché de noël vintage de la Bellevilloise, avec des concerts ambiance rétro et des stands en tout genre pour se relooker façon 50′s ou coiffer comme dans les années folles. La Bellevilloise, 21 rue Boyer, Paris 20e – Métro Gambetta.

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Florence Bernard, une artiste multiple

Florence Bernard est une artiste à part entière qui pense, vit, respire l’art qu’elle crée. C’est une bosseuse intarissable, et tout ce qu’elle touche est auréolé d’un soupçon de poésie et d’une pincée de surnaturel. Elle nous dévoile ici ses inspirations, son parcours, et surtout sa pratique de la création, moment « magique » qu’elle aime partager.

Quelles sont les pratiques artistiques que tu préfères développer en ce moment ?

En ce moment je travaille souvent en vidéo (avec des passages en animation). En ce qui concerne les techniques de l’estampe, j’utilise beaucoup le monotype, la taille d’épargne et l’impression en relief.

Où les as-tu apprises ?

Concernant la vidéo, j’ai fait une partie de mon cursus à l’université Paris 1 en pratique et théorie du cinéma. C’est un apprentissage très différent de celui de la gravure. La relation n’est plus vraiment de maître à élève dans un cadre d’atelier mais d’échange entre des groupes et des pratiques collectives. En tant qu’étudiant on travaille énormément en équipe et on expérimente tous les rôles sur un tournage. En ce qui concerne ma propre expérience, j’ai trouvé que cette pratique réunissait facilement des personnes d’horizons différents : étudiants des universités, élèves d’écoles comme Louis Lumière, l’Eicar, Esra, des professionnels, des bénévoles.

J’ai appris la gravure à l’Ecole Estienne. Je dirais que l’apprentissage de la gravure se fait vraiment auprès de personnes de façon très individuelle. Je pense à mes professeurs, en particulier Jean-Luc Seigneur pour la gravure en relief. Certains de mes camarades, ceux de la promotion juste antérieure à la mienne, m’ont vraiment appris beaucoup alors qu’une seule année nous sépare. Et il y a surtout Joël Roche, graveur buriniste, qui a été mon maître de stage. J’ai ensuite pratiqué la gravure dans son atelier pendant près de 10 ans.

Qu’est-ce qui t’attire le plus dans la gravure ?

J’aime l’idée d’image multiple, en ce sens cela rejoint ma pratique de la photographie et de la vidéo. Dans la gravure le multiple n’est pas une copie à l’identique : chaque tirage porte la trace d’un contact direct avec la matrice gravée et ses infinies et parfois infimes variations. Il y a une double création, d’abord celle de la matrice puis l’impression. J’aime l’idée que des « collectionneurs » soient liés par l’acquisition de tirages différents d’une même gravure. Il y a là une sorte de partage unique que seule la gravure permet car chacun possède une œuvre avec sa matière et sa spécificité mais provenant toutes de la même matrice. Chacun possède une œuvre originale et à la fois une image multiple. En dehors de cette particularité il y a aussi la matérialité de cette pratique artistique, au fur et à mesure on en découvre les possibilités et on aime exploiter les papiers, les encres, les matériaux des matrices.

Qu’est-ce qui t’inspire les thèmes de tes œuvres ?

Il y a bien sûr des artistes graveurs ou non dont je fréquente les œuvres, Hokusai, Utamaro, Dürer, Rembrandt, Gustave Doré, Aubrey Beardsley, Cécile Raims pour ne citer que quelques graveurs, mais aussi beaucoup d’artistes contemporains émergents ou plus confirmés dont les thématiques me touchent, Nagi Noda, Irene Kopelman, Numzio Paci, Joan Fontcuberta, Balthazar Auxiètre, Julien Salaud, Peter Calesen. Je trouve également passionnantes les créations artistiques de personnes à la formation purement scientifique comme Arie van’t Riet, ou Andy Elliason. Je suis fascinée par le règne animal. Certaines images d’aujourd’hui retiennent mon attention : interfaces numériques, images scientifiques et médicales. J’ai envie de les exploiter dans mes créations.

Tu enseignes également, que souhaites-tu transmettre concernant la pratique d’un art ?

J’enseigne les arts plastiques avec beaucoup de questionnements et une seule et très simple certitude : l’importance pour tous de la pratique artistique. Je voudrais transmettre la conscience de cette importance. Cette idée est très communément partagée par les enseignants de cette discipline. Le moment de la pratique est au cœur de notre enseignement. Si je devais dire quelque chose de plus personnel, je ne ressens jamais de lassitude face à la pratique, c’est une composante de l’enseignement que je qualifierais de « protégée », comme si toutes les autres pouvaient être pénibles à un moment, un jour, ou une heure donnée, sauf la pratique.

Il y a donc là quelque chose d’extraordinaire, je voudrais que les élèves fassent leur cet espace-temps magique de la pratique et y aient accès personnellement dans leur vie et pour toujours. Au-delà des apprentissages guidés par un programme, je voudrais leur transmettre un goût et qu’ils gagnent pour eux-mêmes cet « état de pratique ». « Magique » est un mot que je n’emploie jamais en cours et pourtant il me semble le mieux définir ce que je ressens face à la pratique artistique. Dans les quelques lettres que je reçois en fin de chaque année ce mot revient fréquemment.

Lorsque nous t’avons découverte, tu travaillais au sein de l’association Artegraf. Est-ce que tu aimes toujours travailler en équipe ou as-tu pris ton envol en solo ?

Je reste toujours proche de l’association Artegraf mais l’éloignement de ses locaux par rapport à ma résidence rend difficile un travail régulier. Par contre travailler en équipe est essentiel pour moi, j’expose toujours fréquemment avec l’atelier Parenthèse, collectif fondé par Joël Roche, et surtout avec l’atelier Orichalque.

Tu vas prochainement exposer au Grand Palais : comment s’est concrétisé ce projet ?

C’est une exposition collective de très grande envergure. Au départ je me suis inscrite grâce à l’atelier Parenthèse dont presque tous les membres participent à cette manifestation.

Que pourrons-nous découvrir lors de cette exposition ?

Cette fois j’expose trois de mes plus récentes linogravures.

25 vues de la vague, c’est une planche de 25 vignettes décomposant le mouvement supposé d’une vague précise, celle de la célèbre gravure d’Hokusai. J’aime détourner des principes ou des images scientifiques actuel(le)s ou passé(e)s à des fins poétiques et oniriques. Cette gravure renvoie à la fois à Hokusai et à la chronophotographie de Muybridge. Celui-ci voulait par ce procédé technique de pointe pour son époque comprendre scientifiquement la locomotion humaine et animale. Avec nos caméras actuelles le nombre d’images par seconde que nous pouvons filmer est hallucinant, on peut voir au ralenti l’allumage d’une allumette et les films de surf se servent justement de ces ralentis spectaculaires pour observer les vagues. Mais aucun procédé scientifique ne pourra jamais montrer le mouvement de la vague d’Hokusai. Cette gravure joue ce jeu, un jeu faussement scientifique. Finalement peut-être qu’il n’y a qu’une gravure qui peut montrer le mouvement rêvé d’une autre gravure.

J’y présente aussi ma série de gravure Connexion produite pour un livre d’artiste. Ce sont des linogravures faites à partir de captures d’écran lors d’une conversation vidéo sur internet. Le livre intercale les dialogues avec trois images sans cesses répétées pour faire penser au fameux « lag » que nous connaissons tous sur internet. Le livre se conclut par une quatrième de couverture format carte postale, avec un emplacement pour le timbre. Un des personnages suggère à l’autre de lui envoyer le livre dont il lui parle par la poste, car vu leur problème de connexion, cela ira plus vite. Evidement le livre dont les personnages parlent est ce livre d’artiste lui-même, je voulais créer un objet paradoxal.

Ma dernière gravure : Le rêve d’Alex est issu d’un projet : commande de rêve, pour lequel je détourne une partie des textes de Freud sur le rêve. J’établis un questionnaire à partir des éléments du rêve listés par Freud avec entre autre un souvenir d’enfance, etc. Une personne (le rêveur) répond à ce questionnaire et moi (le graveur) combine entre eux tous ces éléments pour faire une image. L’esquisse du rêve potentiel est montrée au rêveur et je lui pose cette question : si tu avais rêvé de ça, est-ce que tu le raconterais ? À combien de personnes ? La réponse détermine le nombre de tirages de la gravure et j’offre le premier tirage au rêveur, je garde le deuxième pour moi et les autres si il y en a sont disponible pour des expositions ou des ventes.

Peux-tu nous parler également du festival Paris Court Devant ? Que vas-tu y présenter et dans quel contexte ?

J’ai réalisé un court métrage Epiméthée, initialement prévu pour le Musée de la Chasse où il a été projeté lors de la Nuit Européenne des Musées. Comme le compositeur de la musique, Nathan Fustec, s’est particulièrement investi dans ce travail, j’ai voulu le présenter à des festivals de courts métrages. Le film a été sélectionné dans la catégorie film d’artiste pour le festival Paris Courts Devant à qui j’envoyais pour la première fois un film. Il sera projeté au Studio 28 à Paris et à l’espace Champerret pour la manifestation d’art contemporain Mac Paris.


Ton planning est super chargé puisqu’on va aussi te retrouver du 3 au 7 décembre au stand de l’école Estienne du salon des métiers d’art et de création
du Carrousel du Louvres mais aussi les 6 et 7 décembre au Cercle Foch, cette fois-ci pour ta toute première expo en solo. Comment l’appréhendes-tu ?

L’organisation matérielle d’une première expo perso est assez difficile. On a un aperçu de l’idéal mais on doit se confronter au réalisable et le temps passe très vite. J’espère simplement que ceux qui viendront apprécieront l’expo. L’espace est assez grand et le lieu m’a accueilli très chaleureusement. En plus d’avoir une très grande liberté pour cette exposition j’aurai la possibilité d’y montrer des gravures, des photographies, des livres d’artiste et des vidéo.

Merci Florence.

En savoir + :

Le site officiel de Florence Bernard

Festival Court Devant

Atelier Parenthèse

Atelier Orichalque

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Force de l’image vous invite…

Fan de documentaires, de courts-métrage ou simplement curieux de culture, d’infos, d’humour ou d’émotions, vous serez servis avec la petite entreprise Force de l’image, qui fait son petit bout de chemin depuis les Pyrénées-Orientales.

Si vous habitez dans le coin, à l’occasion du mois du film documentaire, vous pourrez assister à une programmation spéciale Force de l’image le dimanche 23 novembre à 17h30 au cinéma Le Lido de Prades :

Aigua va a mar, un beau voyage au fil de l’eau, tout en poésie au coeur des montagnes.

Latence, très court documentaire tout en émotion sur la maladie d’Alzheimer.

Jeux & Nous, Marseille connaît un phénomène de gentrification représentatif de bien d’autres endroits.

De la grappe en bouche, portrait d’un vigneron indépendant, installé à Joch, dans les Pyrénées Orientales.

Force de l’image organise également la 2e édition du festival CoUR(An)T CoURT. 620 films de court-métrage leur ont été envoyés, le tri n’a sûrement pas été facile, mais ils ont gardé la crème de la crème pour nous faire découvrir ces trésors le 21 décembre, jour le plus court de l’année, évidemment !

Vous pouvez d’ailleurs encore leur envoyer votre court-métrage, la date de clôture des inscriptions étant le 1e décembre. Pour cela, rendez-vous sur le site internet de Force de l’image : www.force-image-prod

Nous tenons également à les féliciter car leur court-métrage d’animation Félix le Phoenix connaît un beau succès : après avoir remporté le concours Lignes de Court de France 3 TV, il a été encensé en Amérique du sud, et il part désormais aux Etats-Unis pour le Spike and Mike’s Festival of Animation – Spike et Mike étant des collaborateurs Pixar et dénicheurs de talents. Bravo !

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Agenda Novembre 2014

Teleferik en concert

Jeudi 13 à 20h : Ils sont de retour en France après avoir fait une belle tournée aux Etats-Unis, et ils remontent direct sur scène, bouillonnant de cette énergie puisée au pays du blues et du rock. Ils seront accompagnés de The Sandcherries, groupe de rock 60′s et de No Money Kids façon electro blues. Alimentation Générale, 64 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e – Métro Parmentier.

Tomislav en concert

Mardi 18 à 20h30 : Notre homme-orchestre préféré sera en bonne compagnie avec Garance pour un concert sur l’eau. Tomislav évolue avec l’utilisation de machines, mais toujours dans son univers blues/folk et parfois rock. Péniche Antipode, face au 55, quai de la Seine, Paris 19e – Métro Riquet.

Petseleh en concert

Samedi 15 à 20h : Accompagné de sa fidèle guitare, Petseleh sera en première partir de TEDbook. Sa voix douce et ses mélodies délicates (et vice versa) vous transporteront quelques mètres au dessus du sol. Pour découvrir cette sensation, rendez-vous à la Popartiserie, 3 rue de l’Ail, Strasbourg (67).

Red Money en concert

Jeudi 27 à 20h30 : Un groupe de rock français qui revendique des influences telles que les White Stripes ou les Black Keys, on ne pouvait pas passer à côté ! Red Money est évidemment un duo dont l’univers est aussi rock que sensuel et dont je vais vous reparler très vite. A ne pas manquer en live au 114, 144 rue Oberkampf, Paris 11e – Métro Parmentier.

Exposition Art en Capital

Du 25 au 30 novembre : Art en Capital dévoilera une belle exposition divisée en plusieurs salons et notamment le salon de la gravure qui nous intéresse particulièrement car il y accueillera Florence Bernard, une artiste que l’on suit depuis plusieurs années (souvenez-vous le Salon Pages). Vous pourrez retrouver ses oeuvres (si vous la croisez, saluez la de ma part!) du 25 au 30 novembre au Grand Palais pour l’Art en Capital, mais aussi du 24 au 30 novembre au festival Paris Courts Devant puis les 6 et 7 décembre au Cercle Foch pour sa toute première exposition personnelle. Je vous reparle de tout cela très bientôt car je vous prépare une petite interview de la demoiselle pour se tenir au courant de son travail, de son évolution artistique et de ses nouveaux projets.

Les Akouphènes en concert

Samedi 29 à 19h : Les Akouphènes, c’est un duo de filles dont les voix s’entrelacent et se cherchent aux rythmes des percussions et des cordes. A l’occasion de la sortie de leur premier EP, allez les découvrir en live pour une soirée Rhythm and girls (expo pop art et spectacle de bodypercussion sont également au programme) aux 3 Baudets, 64 bld de Clichy, Paris 18e – Métro Blanche ou Pigalle.

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Teleferik : Hero en vidéo

Teleferik est actuellement en pleine tournée américaine, ils passent par Chicago, Nashville ou Saint-Louis, mais ils trouvent quand même le temps de sortir un nouveau clip pour leur titre Hero (Louve-Garou version), toujours avec cet humour qui les caractérise, et surtout ce son garage et cette voix… ha, cette voix ! ça faisait bien longtemps qu’un groupe français m’avait fait cet effet-là ! Pour le plaisir des yeux et des oreilles, leur dernier clip :

En savoir + :

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